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TerraMaster
F4-424
Le F4-424 offre d'excellentes specs pour son prix : N95, DDR5, 2,5 GbE. TOS 6 est moins mature que DSM ou QTS, mais s'est considérablement amélioré. Bon choix pour les utilisateurs qui savent ce qu'ils font et veulent maximiser le hardware pour leur budget.
Notre avis simple. Le F4-424 offre d'excellentes specs pour son prix : N95, DDR5, 2,5 GbE. TOS 6 est moins mature que DSM ou QTS, mais s'est considérablement amélioré. Bon choix pour les utilisateurs qui savent ce qu'ils font et veulent maximiser le hardware pour leur budget.
67/100 — voilà comment on en arrive là.
- 4 baies à bon prix
- Specs hardware généreuses (N95, DDR5)
- 2,5 GbE natif
- RAID 5 domestique
- Débutants (TOS moins intuitif)
- Écosystème applicatif moins riche
- Support long terme moins assuré que Synology
Le TerraMaster F4-424 est le NAS 4 baies de la gamme 424 : Intel Core i3-N305 octa-core à 3,8 GHz, 8 Go de RAM DDR5, deux ports 2,5 GbE, deux slots M.2 NVMe. C'est le NAS 4 baies avec la plus haute densité de performance CPU dans cette catégorie de prix — le Core i3-N305 est significativement plus puissant que les Celeron J-series qui équipent la plupart des NAS concurrents. Intel Core i3-N305 octa-core à 3,8 GHz : eight cœurs Efficient (E-cores) conçus pour les charges de travail continues et multi-tâches. Sur Immich avec une grande bibliothèque, le traitement est plus rapide qu'avec un quad-core Celeron. Docker multi-services, Plex avec plusieurs transcodes simultanés, surveillance vidéo active — le CPU n'est pas le goulot d'étranglement. 8 Go de RAM DDR5 de série (extensibles) et deux ports 2,5 GbE pour la connectivité réseau. Les slots M.2 NVMe permettent un cache SSD ou un volume rapide dédié. TOS 6 est l'OS TerraMaster — plus récent et plus abouti que les versions précédentes, mais toujours en retrait par rapport à DSM 7 ou QTS 5 en termes de maturité et d'écosystème applicatif. Pour les usages courants (partage SMB, Docker, Plex), TOS 6 fait le travail. Pour les automatisations avancées et les applications tierces nombreuses, l'écosystème est plus limité. Recommandé pour les profils qui veulent le maximum de puissance CPU 4 baies sans payer le prix Synology ou QNAP haut de gamme. Le hardware est généreux ; le logiciel demande un peu plus d'indulgence.
Design, format et qualité de fabrication
Le châssis du TerraMaster F4-424 est compact pour un appareil de cette catégorie, ce qui le rend facile à poser sur une étagère, dans un placard bien ventilé ou derrière un meuble TV. La façade est sobre : voyants d’état discrets, accès aux tiroirs sans outil sur la plupart des configurations, finition plastique correcte sans prétention premium. L’insertion des disques est propre — les glissières guident bien, le verrouillage est ferme. Rien ne bouge une fois installé. Sur un modèle 4 baies, la gestion thermique est plus sollicitée — le ventilateur sera audible dans une pièce calme, mais reste dans des niveaux acceptables pour une installation dans un bureau ou un couloir. La ventilation est dimensionnée pour une utilisation continue 24h/24. En charge légère (sauvegardes nocturnes, lecture de fichiers), le système tourne au ralenti. Sous charge soutenue — indexation photo, transferts simultanés, Docker actif — la vitesse de ventilation monte, mais reste dans des limites raisonnables pour un appareil de ce type. La stabilité thermique sur la durée est un point fort : les composants sont dimensionnés pour ce niveau de sollicitation.
Connectique et installation
Le port 1GbE assure une liaison stable pour les usages courants : transferts de fichiers, sauvegardes automatiques, accès simultané de plusieurs appareils. Pour la plupart des foyers et des petites équipes, c’est suffisant. Les ports USB (généralement USB 3.2) sont utiles à deux niveaux : brancher un disque externe pour une copie locale rapide, ou connecter une imprimante réseau. Dans une stratégie de sauvegarde sérieuse, le disque USB joue le rôle de la deuxième copie locale dans la règle 3-2-1 (données sur le NAS, copie sur disque externe, copie hors site). L’installation initiale est accessible : on insère les disques, on suit l’assistant de configuration de l’OS, on crée un volume et les dossiers partagés. Comptez 30 à 60 minutes pour un premier démarrage propre. Le seul prérequis matériel non inclus : des disques NAS adaptés (WD Red Plus, Seagate IronWolf ou équivalent) conçus pour fonctionner en continu.
TOS 6 — pourquoi c'est important
TOS 6 est l’OS de TerraMaster, en nette progression par rapport aux versions précédentes. L’interface s’est modernisée, la stabilité s’est améliorée, et les fonctions de base — partage réseau, sauvegarde, gestion des utilisateurs — fonctionnent correctement. Le catalogue d’applications reste limité par rapport à Synology ou QNAP, mais les essentiels sont là : Docker, accès mobile, gestion des médias. TerraMaster fait le pari du matériel avant le logiciel : à budget équivalent, les specs sont souvent plus généreuses. TOS rattrape son retard logiciel version après version, mais il faut rester réaliste : sur l’écosystème applicatif et la maturité de l’OS, Synology garde plusieurs longueurs d’avance. Pour des usages simples à intermédiaires — stockage familial, sauvegardes, partage réseau — TOS est suffisant. Pour des configurations avancées ou un usage professionnel exigeant, le manque de profondeur de l’écosystème peut se faire sentir.
Usage : Immich / Docker
Immich et Docker tournent sur le TerraMaster F4-424, mais avec des contraintes à anticiper. Le Intel N95 gère les tâches de base — synchronisation, affichage, accès mobile — mais l’indexation massive, la reconnaissance faciale sur de grandes bibliothèques et les traitements vidéo sollicitent fortement les ressources. Avec 8 Go de RAM de base, la cohabitation de plusieurs conteneurs peut créer des ralentissements. Une extension mémoire vers 32 Go améliore significativement la situation. Avec cette upgrade, Immich devient utilisable au quotidien, même si les traitements lourds restent lents. Sans upgrade, mieux vaut limiter les services actifs en parallèle. Pour un auto-hébergement Docker intensif avec plusieurs services simultanés, un modèle avec plus de RAM de base sera plus confortable dès le départ.
Usage : Photos de famille
La gestion photo est possible sur le TerraMaster F4-424, mais le score de 5.6/10 indique quelques frictions. Le CPU et la RAM de base suffisent pour les bibliothèques modestes et les accès simples, mais l’indexation d’une grande bibliothèque ou la reconnaissance faciale sur des milliers de photos peut prendre du temps. Pour un usage photo intensif avec de nombreux utilisateurs simultanés, un modèle plus puissant sera plus confortable. Pour une utilisation personnelle ou un foyer standard, ça reste tout à fait utilisable.
Usage : Débutant
Le TerraMaster F4-424 peut convenir à un débutant déterminé, mais la courbe d’apprentissage sera plus raide que sur un modèle mieux noté pour cet usage. L’OS propose les fonctions essentielles, mais l’interface demande un peu plus de temps pour être apprivoisée. Les ressources en ligne (documentation, forums, vidéos) existent mais sont moins abondantes que pour les marques leaders. Le conseil pratique : si vous débutez complètement, prenez le temps de lire quelques guides avant le premier démarrage. Les grandes étapes — création du volume, partages réseau, sauvegarde mobile — sont bien documentées et ne nécessitent pas de compétences techniques particulières.
Spécifications techniques complètes
| Processeur | Intel N95 |
| RAM de base | 8 Go |
| RAM maximale | 32 Go |
| Baies disques | 4 |
| Réseau | 1GbE |
| Prix indicatif | 549 € |
Ce qu'il faut prévoir en plus
- Disques durs NAS compatibles (WD Red Plus ou Seagate IronWolf) pour la fiabilité 24/7.
- Câble réseau RJ45 Cat6 pour des débits stables et prévisibles.
- Onduleur recommandé si vos données sont importantes, pour éviter les arrêts brutaux.
- RAM supplémentaire à prévoir si Docker/Immich fait partie des usages cibles.
- Sauvegarde externe régulière : RAID ≠ sauvegarde, la règle 3-2-1 reste indispensable.
À éviter si...
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