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Quel NAS choisir pour Plex ou Jellyfin ?

Guide pour choisir un NAS adapté à un serveur média Plex/Jellyfin — transcodage, RAM, baies, réseau, et nos recommandations.

Débutant 10 min 7 sections Mis à jour : juin 2026

Plex, Jellyfin ou Emby : lequel choisir ?

Plex est le plus accessible : interface soignée, partage familial et accès distant sans configuration complexe. Mais son transcodage matériel sur NAS exige un CPU Intel avec Quick Sync — sans ça, l’encodage logiciel sollicite fortement le processeur. Jellyfin est entièrement gratuit et open-source, et son avantage technique est de savoir exploiter aussi les iGPU AMD et ARM Rockchip, là où Plex ne le fait pas. Emby occupe une position intermédiaire en freemium. Pour une première installation, Plex simplifie l’expérience ; pour un contrôle total sans abonnement, Jellyfin est souvent la meilleure option. Les trois solutions sont disponibles sur la plupart des NAS compatibles Docker.

Le transcodage : le critère qui décide

Quand un appareil (TV, téléphone, tablette) ne supporte pas le format ou la résolution d’un fichier, le NAS ré-encode la vidéo à la volée — c’est le transcodage. Sans transcodage matériel, cela mobilise entièrement le processeur et peut produire des saccades. En lecture directe (le client lit le fichier tel quel), aucun transcodage n’est nécessaire. Les niveaux sont les suivants : Intel Quick Sync (compatible Plex et Jellyfin) pour les meilleurs résultats, iGPU AMD ou ARM Rockchip (Jellyfin uniquement), encodage logiciel (exigeant pour le CPU), ou aucun transcodage possible. Le détail des niveaux et leur impact sur les performances est détaillé sur notre page de classement des meilleurs NAS pour films et séries.

De combien de RAM avez-vous besoin ?

Plex et Jellyfin sont relativement légers en RAM une fois lancés, mais l’environnement complet du NAS (OS, services de base, base de données média) consomme de la mémoire en permanence. Comptez 4 Go comme minimum confortable pour un usage simple. Si vous ajoutez Docker, d’autres applications ou gérez plusieurs flux simultanés, 8 Go donnent une marge appréciable et évitent les ralentissements lors des indexations. La RAM aide aussi lors des imports et de la constitution initiale d’une grande médiathèque, une opération plus gourmande qu’une lecture ordinaire.

Combien de baies pour une médiathèque ?

Les films et séries en 4K Blu-ray pèsent souvent entre 30 et 80 Go par titre. Une médiathèque sérieuse peut vite dépasser plusieurs téraoctets. Deux baies suffisent pour démarrer avec de la redondance (RAID 1), mais laissent peu de place pour grandir. Quatre baies offrent une bien meilleure marge : plus de capacité utile, possibilité de combiner redondance et stockage brut (RAID 5), et espace pour les sauvegardes locales. Choisissez des disques NAS CMR, plus adaptés aux accès fréquents qu’un usage PC classique.

Réseau : faut-il du 2.5GbE ?

Pour une ou deux lectures simultanées en local, le 1GbE est largement suffisant : un flux vidéo 4K dépasse rarement 100 à 150 Mbps, bien en dessous des 1 000 Mbps du 1GbE. Le 2.5GbE ou le 10GbE devient utile pour les transferts de fichiers lourds, les sauvegardes d’ordinateurs rapides ou les configurations avec plusieurs clients actifs simultanément. Sur ce point, UGREEN, QNAP et ASUSTOR équipent souvent leurs modèles d’interfaces réseau plus rapides que Synology dans la même gamme de prix.

Le piège Synology 2025

Depuis 2025, Synology a retiré le pilote de transcodage matériel sur ses modèles lancés à partir de 2025 (comme les DS225+ et DS425+), même lorsque le CPU Intel embarqué dispose techniquement de Quick Sync. Les modèles antérieurs comme le DS224+ ou le DS423+ ne sont pas concernés par ce retrait. Conséquence : un DS425+ acheté neuf aujourd’hui ne peut pas transcoder en matériel sur Plex ou Jellyfin, contrairement à ce que le CPU laisserait supposer. Avant d’acheter un Synology pour un usage média, vérifiez l’indicateur de transcodage indiqué sur la fiche du modèle visé sur NAS Easy. (Source : support Synology, 2025.)

Nos recommandations

Pour un classement complet et mis à jour, consultez notre page dédiée aux meilleurs NAS pour films et séries. Les modèles mis en avant ici sont retenus pour leur aptitude au serveur média — transcodage matériel ou bonne polyvalence, RAM suffisante et marge réseau correcte. Vérifiez toujours le transcodage réellement disponible sur la fiche du modèle visé, en particulier pour un usage Plex. Pour les usages plus techniques comme Immich ou Docker en parallèle, notre guide consacré à Immich couvre les critères spécifiques à ces applications.

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Questions fréquentes

Quelle est la différence entre Plex et Jellyfin sur un NAS ?

Plex est le plus accessible avec une interface soignée et un partage familial simplifié, mais son transcodage matériel exige un CPU Intel avec Quick Sync. Jellyfin est entièrement gratuit et open-source, et sait exploiter aussi les iGPU AMD et ARM Rockchip, là où Plex ne le fait pas.

De combien de RAM a-t-on besoin pour faire tourner Plex ou Jellyfin sur un NAS ?

4 Go représentent le minimum confortable pour un usage simple. Si l’on ajoute Docker, d’autres applications ou plusieurs flux simultanés, 8 Go donnent une marge appréciable et évitent les ralentissements lors des indexations.

Le 2.5GbE est-il indispensable pour un NAS média ?

Non. Pour une ou deux lectures simultanées en local, le 1GbE est largement suffisant : un flux vidéo 4K dépasse rarement 100 à 150 Mbps. Le 2.5GbE devient utile pour les transferts de fichiers lourds, les sauvegardes rapides ou plusieurs clients actifs simultanément.

Pourquoi un Synology DS425+ ne peut-il pas transcoder en matériel malgré son CPU Intel ?

Depuis 2025, Synology a retiré le pilote de transcodage matériel sur ses modèles lancés à partir de 2025, dont le DS425+, même si le CPU embarque techniquement Quick Sync. Les modèles antérieurs comme le DS224+ ou le DS423+ ne sont pas concernés par ce retrait.